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Paul Brihaye
Biographie
Paul Brihaye développe un cinéma des marges et des souterrains. Attiré par les lieux difficiles d’accès — anciennes mines, maisons abandonnées, égouts — il y explore les traces laissées par ceux qui les ont habités.
Son film de fin d’études, Des nouvelles de là-haut, suit une exploration souterraine à travers laquelle il tente de faire le deuil de son grand-père. Le film est sélectionné et primé dans plusieurs festivals, dont les Écrans Documentaires et le Faito Doc Festival en Italie.
Lauréat des Ateliers Médicis, il co-réalise ensuite avec un groupe de détenus Oxar City, un film imaginant une ville en ruine que ses habitants reconstruisent peu à peu. Tourné entièrement depuis la salle d’activité de la maison d’arrêt, le film fait exister l’imaginaire des détenus grâce à des images générées par intelligence artificielle.
Il réalise également La maison dans les arbres, produit par Avif Films, né de la découverte d’une maison abandonnée en Normandie. À partir d’objets et de textes manuscrits laissés par sa propriétaire décédée, il tente de recomposer son histoire tandis que ses traces disparaissent peu à peu. Le film s’accompagne d’expérimentations sur la pellicule qui donnent une matérialité à l’oubli.
Avec Titouan Poënces, il développe actuellement Le monde à l’envers, une immersion dans l’univers des égoutiers franciliens. Produit par 5A7 Films, le projet est lauréat de l’aide à l’écriture et au développement du CNC, de la bourse FORTe Talent Émergent de la Région Île-de-France et de l’aide à l’écriture de la Région Grand Est.
Projet de résidence
Pour sa résidence à Rocabella, Paul Brihaye déploie une phase cruciale de recherche et de création pour son projet de long-métrage, Le Monde à l'envers. Habitué à travailler sur les marges et les récits de l'ombre, il confronte ici sa vision documentaire à l'élégance solaire de la Riviera. Le domaine de Rocabella, avec ses villas chargées d'histoire et ses paysages méditerranéens, devient pour lui un terrain de jeu narratif idéal pour explorer le contraste entre l'apparence et l'intime.
Profitant de la sérénité du lieu, Paul souhaite transformer Rocabella en un laboratoire d'écriture « hors les murs ». Son projet consiste à capter les traces de mémoire du domaine — tant architecturales qu'humaines — pour nourrir l'imaginaire de son film. En s'appuyant sur son expertise de monteur et de preneur de son, il envisage d'utiliser l'acoustique et la lumière du littoral pour définir l'identité sensorielle de son œuvre. Cette résidence est également l'occasion pour lui d'imaginer des dispositifs participatifs légers, impliquant l'écosystème local dans sa réflexion créative. À Rocabella, Paul Brihaye ne cherche pas seulement un décor, mais un partenaire de création capable de révéler comment chaque espace, même le plus majestueux, peut raconter une histoire universelle et profondément humaine.
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