Jean Kader

Résidences en cours

No items found.

Résidences passées

No items found.

Jean Kader

Biographie

Photographe autodidacte originaire de Boulogne-sur-Mer, Jean Kader a construit son identité visuelle dans les zones industrielles et délaissées du nord de la France. C'est là, au milieu des friches et de l'abandon architectural, qu'il a appris à capter la beauté là où personne ne la cherche plus. Installé à Marseille depuis 2016, il a trouvé dans la cité phocéenne un terrain d'exploration idéal pour sa photographie dénonciatrice et impactante, se consacrant désormais pleinement à sa pratique documentaire.

Le travail de Jean Kader se situe à la lisière du reportage social et de la recherche esthétique. À travers son objectif, il cherche à forcer le regard de la majorité vers les marges de l'Histoire, documentant la vie de ceux que l'on appelle les « laissés pour compte ». Engagé contre une vision du progrès qu'il juge dénuée de sens, il utilise l'image pour sauvegarder l'existence de terres et d'individus en lutte. Pour lui, le passé s'écrit au présent ; sa photographie fige ainsi l'existence des invisibles, transformant l'acte de déclencher en un véritable acte de résistance mémorielle et sociale.

Projet de résidence

Dans le cadre prestigieux de Rocabella, Jean Kader déploie un projet d'immersion intitulé « L'Envers du Prestige ». Habitué à documenter les marges et les zones délaissées, il souhaite ici inverser son prisme habituel pour explorer les contrastes sociaux d'un domaine d'exception. Son ambition est de mettre en lumière les « mains de l'ombre » : ces femmes et ces hommes qui assurent l'entretien quotidien des jardins luxuriants et des villas majestueuses, mais qui demeurent souvent absents des récits liés au luxe de la Riviera.

Utilisant la lumière méditerranéenne comme un révélateur, JeanKader veut capturer le dialogue entre la splendeur architecturale de l'estate et la réalité physique du travail humain. Il prévoit une série de portraits frontaux et de paysages de transition, documentant les zones de friction entre la nature domestiquée et la côte sauvage. Pour JeanKader, cette résidence est l'occasion de prouver que même au cœur de l'exceptionnel, le récit des « invisibles » est essentiel pour comprendre l'âme d'un territoire. Son travail à Rocabella ne sera pas une simple célébration esthétique, mais un témoignage engagé sur la persistance de l'humain derrière le décor.

Suivre le résident

S’inspirer. Partager. Inventer.

La résidence créative devant la mer