Angelique de Chabot

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Angelique de Chabot

Biographie

Née en 1988, Angélique de Chabot est une plasticienne dont l'œuvre explore la tension vibrante entre le vivant et le sacré. Diplômée des Beaux-Arts de Rueil-Malmaison en 2011, elle a su faire évoluer sa pratique initiale de la vidéo vers un art total de l'assemblage, mêlant sculpture, dessin et installation. Depuis 2014, elle compose un bestiaire mystique à partir de matériaux organiques — cornes, carapaces, plumes — et de céramique, créant des masques et des sculptures aux dimensions tantôt précieuses, tantôt monumentales.

Ses recherches s'appuient sur une étude approfondie de la symbolique, des mythes et des systèmes de croyances à travers les âges. En 2018, elle marque les esprits avec une bête sacrée de 30 mètres au Château Malromé, avant de rejoindre les prestigieux ateliers Poush en 2022. Son travail, tel que sa procession « Meute » présentée à la biennale d'Aix-en-Provence ou sa performance immersive au Musée de la Chasse et de la Nature en 2024, interroge la place de l'animalité et du rituel dans notre modernité. Récemment, une résidence au Gabon lui a permis d'hybrider les mythes antiques avec les rites locaux, consolidant sa démarche d'artiste-chercheuse capable de donner corps aux forces invisibles de la nature.

Projet de résidence

Pour sa résidence à Rocabella, Angélique de Chabot propose une exploration sculpturale centrée sur le mythe du Léviathan et l'imaginaire des profondeurs. S'inspirant de ses récentes recherches au Gabon, elle souhaite confronter les monstres marins antiques à la clarté solaire de la Riviera. Le domaine, entre ses jardins luxuriants et sa vue imprenable sur la Méditerranée, devient le sanctuaire idéal pour l'émergence d'une nouvelle « bête sacrée » surgie des flots.

Le projet consiste à créer une série de masques rituels et de sculptures monumentales intégrant des matériaux organiques collectés sur le rivage et des éléments en céramique façonnés in situ. Angélique imagine une installation immersive qui dialogue avec l'architecture néo-classique de Rocabella, transformant le parc en un théâtre de mythes réinventés. En travaillant sur l'hybridation entre le minéral et l'organique, elle cherche à capturer l'essence sacrée du vivant maritime. Cette résidence est conçue comme un pont entre les abysses mythologiques et le paysage azuréen, où chaque œuvre devient un talisman visant à réconcilier l'homme avec les puissances mystérieuses et indomptables de la mer.

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La résidence créative devant la mer