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Lu Cheng
Biographie
Lu Cheng est une artiste pluridisciplinaire née en 1996 à Shanghai, dont la pratique se déploie à l'intersection de la sculpture, de l'installation et de la recherche spatiale. Son œuvre, ancrée dans une exploration rigoureuse des matériaux et des formes, interroge les frontières entre le vivant et le construit, l'organique et l'artificiel.
Après des études de design industriel à l'Académie des Beaux-Arts de Chine (2014–2016), elle poursuit depuis 2018 un cursus en arts graphiques dans la classe de Peter Kogler à l'Académie des Beaux-Arts de Munich, l'une des institutions artistiques les plus prestigieuses d'Europe. Ce double ancrage — entre Orient et Occident, entre design et arts plastiques — nourrit une démarche profondément hybride, attentive aux processus de transformation et d'évolution des formes.
Dans ses installations en céramique, métal et plastique, Lu Cheng explore les formes biomorphiques et les relations entre structures organiques et construites. Ses œuvres ne sont pas des représentations directes de la nature : elles constituent des objets pseudo-naturels, des entités autonomes qui semblent croître, évoluer et se transformer dans l'espace. À travers un jeu constant d'expérimentation matérielle, elle place le concept de croissance — entendu comme un « devenir » — au cœur de sa recherche. Le corps, comme entité hybride en perpétuelle transformation façonnée par son environnement, traverse l'ensemble de ses installations, portant des notions de fragilité, de résilience et de métamorphose.
Projet de résidence
Dans le cadre de la résidence artistique Les Gardiennes de la Mer aux Résidences Rocabella, Lu Cheng investit le territoire littoral comme un laboratoire vivant, en résonance directe avec les questions qui traversent toute son œuvre : la croissance, la transformation et les rapports entre structures organiques et environnement. La mer, espace en perpétuel mouvement, soumis aux forces du vivant et aux processus érosifs du temps, constitue pour elle un terrain d'une richesse exceptionnelle.
Face au rivage méditerranéen, elle observe les formes que l'eau, le sel et le vent sculptent dans la matière — roches, coquillages, organismes marins — et laisse ces processus naturels nourrir sa recherche plastique sur les formes biomorphiques. Ce temps de résidence lui offre l'espace d'une expérimentation matérielle et conceptuelle nouvelle, entre la céramique et le métal qu'elle travaille habituellement, et les matières que la mer elle-même produit. Le littoral devient ainsi le lieu d'un devenir : celui de formes en gestation, à la frontière du naturel et de l'artificiel.
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