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Lea Carme
Biographie
Léa Carme est réalisatrice de films documentaires et opératrice de prise de vues, diplômée de l'INA — Institut National de l'Audiovisuel. Elle conçoit le cinéma comme un espace de rencontre et de résonance entre sensibilités plurielles, faisant du documentaire un lieu où les voix, les mémoires et les imaginaires se rejoignent.
Formée à l'INA, elle y acquiert une solide maîtrise technique et narrative, complétée par des expériences à Strasbourg, Montréal et à l'Université Paris 3, qui élargissent sa pratique vers une création collective et ouverte. Son travail de réalisation se distingue par une posture empathique et sensorielle, où l'image devient un vecteur de résonance collective au service d'une exploration poétique du réel. Parmi ses réalisations récentes, le court-métrage Un air de fête (2024) — qu'elle réalise et photographie — explore la mémoire du film de Jacques Tati, Parade, en mêlant archives, témoignages et images neuves pour tisser des liens entre passé et présent.
Ses films, dont Plantes à l'œuvre et Les mondes de l'émail, font dialoguer des voix multiples — communautés, mémoires individuelles, patrimoines culturels — dans une démarche résolument humaniste. Installée en France, elle collabore avec des structures telles que Sancho et Compagnie et continue de développer des projets qui prolongent cette vision du cinéma documentaire comme espace de lien, à la croisée de l'intime et du partagé.
Projet de résidence
Dans le cadre de la résidence artistique Les Gardiennes de la Mer aux Résidences Rocabella, Léa Carme pose son regard documentaire sur le territoire méditerranéen avec la même attention qu'elle apporte à chacun de ses films : une écoute profonde, une curiosité pour les mémoires enfouies et une sensibilité à ce qui relie les êtres entre eux et avec leur environnement.
La mer, espace de flux et de transmission, entre en résonance directe avec sa démarche artistique : tout comme elle a su tisser des liens entre les archives de Tati et le présent dans Un air de fête, ou révéler les mondes invisibles de l'émail et des plantes, elle explore ici ce que le littoral méditerranéen recèle de récits, de voix et de patrimoines vivants. Ce temps de résidence lui offre l'espace d'une création documentaire sensible et collective, où la caméra devient, une fois encore, un instrument de résonance — entre les gens, les lieux et les mémoires qui les habitent.
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