Gloria Avril

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Gloria Avril

Biographie

Née en 1998 et diplômée de l'École supérieure des arts appliqués Duperré, Gloria Avril vit et travaille à Paris. Son œuvre est une invitation à l'errance immobile, profondément nourrie par l'esthétique des films indépendants américains, de David Lynch à Jim Jarmusch. À l'aide d'une technique minutieuse aux crayons de couleur, elle déploie une palette sobre et resserrée pour capturer l'essence des lieux suspendus : motels isolés, routes désertes et espaces vastes où le silence devient palpable.

Le travail de Gloria explore la tension entre l'immensité des paysages mélancoliques et l'intimité presque transgressive des chambres d'hôtel. Au cœur de cette quasi-obscurité surgissent des figures féminines à l'étrange luminescence, à la fois sensuelles et désincarnées. Ses dessins ne suivent pas de scénario linéaire ; ils se lisent comme un long rêve morcelé, une dérive poétique entre rêve et réalité. En figeant ces instants de solitude habitée, Gloria Avril crée une mythologie contemporaine de l'attente et du mystère, où chaque trait de crayon semble vibrer d'une sourde intensité lumineuse.

Projet de résidence

Pour sa résidence à Rocabella, Gloria Avril rejoint le projet « Les Gardiennes de la Mer » avec une proposition qui transpose son univers lynchien dans les profondeurs méditerranéennes. S'éloignant des motels américains, elle vient explorer l'estate comme un lieu de passage entre deux mondes : la terre ferme et l'abysse. Son enjeu est de traduire la figure de l'apnéiste comme une extension de ses personnages féminins luminescents, évoluant dans le silence absolu des fonds marins.

Le projet s'articule autour de la création d'une série de dessins nocturnes où le domaine de Rocabella — ses jardins endormis, ses villas aux fenêtres éclairées — devient le décor d'une fable sous-marine. Gloria utilisera sa technique de prédilection pour saisir la luminescence étrange des corps en apnée, transformant l'eau en une nuit profonde et liquide. Ses « Gardiennes » ne sont pas seulement des protectrices de l'écosystème, mais des apparitions oniriques qui habitent le littoral comme on habite un lieu secret. À travers cette recherche, elle aspire à offrir une vision magnétique de la mer, où la solitude de la nageuse rejoint la mélancolie des paysages solitaires, créant un dialogue poétique et mystérieux au cœur de ce sanctuaire azuréen.

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La résidence créative devant la mer