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Edgard Hemery
Biographie
Edgard Hemery est un documentariste français dont le parcours singulier — du travail social au cinéma — forge un regard profondément ancré dans le réel, attentif aux fragilités humaines et aux récits qui se jouent en marge du visible.
Après des études en sciences sociales, il s'engage dans des expériences de travail social qui aiguisent sa sensibilité aux vulnérabilités collectives et aux histoires intimes. C'est fort de cet ancrage humain et de terrain qu'il se tourne vers le cinéma documentaire, adoptant une approche à la fois sensible et engagée. Ses films privilégient les portraits, les territoires oubliés et les voix marginalisées, explorant avec rigueur et proximité les zones de tension entre l'individu et la communauté.
Pour Edgard Hemery, le documentaire est avant tout un outil d'émancipation et de témoignage : une manière de donner corps et dignité à des existences que le récit dominant tend à effacer. Installé à Paris, il continue de développer des projets qui prolongent cet ancrage dans le réel, au croisement du social et de l'intime, de la rigueur documentaire et de la proximité humaine.
Projet de résidence
Dans le cadre de la résidence artistique Les Gardiennes de la Mer aux Résidences Rocabella, Edgard Hemery pose sa caméra sur un nouveau territoire — le littoral méditerranéen — avec le même regard qu'il a toujours porté sur les espaces humains : curieux, patient, attentif à ce qui se dit dans les silences et dans les gestes du quotidien. La mer, ici, n'est pas un décor : elle est un territoire vivant, habité par des femmes et des hommes dont les histoires méritent d'être entendues.
Ce temps de résidence lui offre l'espace d'une exploration documentaire singulière, loin des contraintes de la production, pour observer, écouter et laisser émerger un récit ancré dans la réalité du lieu. Entre mémoire des territoires côtiers, liens entre les communautés et fragilités environnementales, Edgard Hemery poursuit son travail de cinéma du réel, donnant voix à celles et ceux que les grands récits oublient trop souvent — et faisant du documentaire, une fois encore, un geste de résistance et de présence.
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